Aide aux étrangersAssociations d'aide aux étrangers en Europe et dans les Amériques : trouver une aide gratuite, pays par pays
Titre de séjour, asile, rue, soins, droits : les cinq familles d'aide gratuite aux étrangers, le rôle du HCR, de l'OIM et d'InfoMigrants, les pièges des intermédiaires payants, puis un guide détaillé pour chaque pays d'Europe et des Amériques.
Fondateur · Compatri, le réseau social des diasporas
Informations vérifiées le 2 novembre 2026.
En cas d'urgence, appelez d'abord le numéro d'urgence du pays : le 112 fonctionne gratuitement partout dans l'Union européenne. Ensuite, pour un titre de séjour, une demande d'asile, une nuit à la rue, des soins ou un droit refusé, il existe dans chaque pays d'Europe et des Amériques des associations d'aide aux étrangers qui reçoivent gratuitement. Elles appartiennent à cinq grandes familles : les associations de défense des droits des étrangers, les grandes ONG humanitaires, les Églises et organisations confessionnelles, les services publics d'accueil, et les cliniques juridiques des universités. Ce guide explique comment les reconnaître, comment éviter ceux qui font payer ce qui est gratuit, puis renvoie vers notre guide détaillé pour chaque pays.
Compatri ne fait aucune démarche à votre place et n'est lié à aucune de ces organisations : il vous oriente vers elles, et vers vos compatriotes déjà installés.
Les cinq familles d'aide gratuite aux étrangers
| Famille | Ce qu'elle fait | Exemples vérifiés | Comment la trouver |
|---|---|---|---|
| Associations de défense des droits des étrangers | Permanences juridiques sur le séjour, l'asile, le travail ; recours ; plaidoyer | CAREF en Argentine, Missão Paz au Brésil | Le guide du pays ci-dessous |
| Grandes ONG humanitaires | Urgence, santé, hébergement, distributions | Croix-Rouge, ONG médicales : voir chaque guide pays | Section locale de l'ONG |
| Églises et organisations confessionnelles | Accueil sans condition de religion, aide sociale, souvent juridique | Réseau Caritas (162 organisations), Service jésuite des réfugiés (JRS) | Annuaire Caritas par pays, paroisses, diocèses |
| Services publics d'accueil | Information officielle, cours, orientation ; certains offrent un avocat gratuit | Services financés par IRCC au Canada, CRAI de São Paulo, défenseurs publics | Site officiel de l'immigration du pays |
| Cliniques juridiques | Conseil gratuit par des étudiants en droit encadrés par des juristes | Clinique de la CAREF, du CELS et de l'université de Buenos Aires | Faculté de droit de votre ville |
Les associations de défense des droits des étrangers
Ce sont elles qui connaissent le mieux le droit au séjour. Elles tiennent des permanences juridiques : on vous explique votre situation, on vérifie un dossier, on aide à rédiger un recours. Beaucoup ne reçoivent que sur rendez-vous, et presque toutes disent clairement que leurs services sont gratuits. Elles ne décident jamais à la place de l'administration : elles vous aident à présenter un dossier complet, dans les délais.
Les grandes ONG humanitaires
Croix-Rouge et Croissant-Rouge, ONG médicales, banques alimentaires : elles répondent aux besoins immédiats (soins, repas, vêtements, parfois hébergement) sans demander de papiers. Leurs implantations varient beaucoup d'un pays à l'autre : chaque guide pays donne les liens vérifiés.
Les Églises et organisations confessionnelles
Elles reçoivent tout le monde, quelle que soit la religion. Caritas réunit 162 organisations autonomes présentes dans plus de 200 pays et territoires, avec un annuaire par pays sur son site. Le Service jésuite des réfugiés (JRS) accompagne réfugiés et personnes déplacées par des bureaux régionaux, dont l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Amérique latine. Les sœurs et pères scalabriniens tiennent plusieurs des maisons de migrants les plus connues des Amériques, comme Missão Paz à São Paulo et l'IMDH à Brasília.
Les services publics d'accueil
Ils ne sont pas des associations, mais ils sont gratuits et souvent sous-utilisés. Au Canada, l'outil officiel d'IRCC trouve près de chez vous les services d'établissement gratuits qu'il finance (hors Québec, qui a ses propres programmes). Dans l'Union européenne, le portail européen de l'immigration de la Commission donne, pays par pays, les règles pour venir travailler, étudier ou rejoindre sa famille. Dans plusieurs pays, un défenseur public donne un avocat gratuit à ceux qui ne peuvent pas payer : la Defensoria Pública da União au Brésil, la Defensoría General de la Nación en Argentine pour les demandeurs de refuge. Retenez la différence : l'administration décide, l'association accompagne.
Les cliniques juridiques
Dans de nombreuses facultés de droit, des étudiants de dernière année, encadrés par des avocats, donnent des conseils gratuits. À Buenos Aires, la clinique juridique de la CAREF, tenue avec le CELS et l'université de Buenos Aires, oriente gratuitement les migrants sur leurs papiers. Demandez à la faculté de droit de votre ville si elle a une « clinique du droit » ou une « law clinic ».
Les organisations internationales et l'information fiable
Le HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) protège les réfugiés et les demandeurs d'asile. Dans de nombreux pays, il publie un site d'aide en ligne, le « Help » du HCR (help.unhcr.org), qui explique la procédure d'asile du pays et liste ses partenaires. Le HCR n'instruit pas votre demande : c'est l'État qui décide.
L'OIM (Organisation internationale pour les migrations) a des bureaux pays, listés sur sa page « Where we work » : en Argentine, par exemple, elle mène des projets d'emploi des migrants et des ateliers sur l'accès aux droits. Elle ne délivre ni visa ni titre de séjour.
InfoMigrants n'est pas une association : c'est un média, piloté par France Médias Monde (France 24, RFI, MCD), la Deutsche Welle et l'agence italienne ANSA, cofinancé par l'Union européenne. Il publie des informations vérifiées pour les migrants en six langues (français, arabe, anglais, pachto, dari, bengali). Il informe, il ne suit pas de dossier.
Préparer un premier contact
Se méfier des intermédiaires payants
Une association sérieuse ne promet jamais un titre de séjour. Seule l'administration décide. Méfiez-vous de quiconque vend un rendez-vous qui est gratuit, garantit un résultat, annonce une régularisation que le site officiel ne mentionne pas, ou ne peut pas prouver son inscription au barreau. Aux États-Unis, l'administration de l'immigration (USCIS) rappelle qu'un « notario público » n'a pas le droit de donner des conseils juridiques en immigration : seuls un avocat ou un représentant accrédité d'une organisation reconnue par le ministère de la Justice le peuvent. Elle rappelle aussi qu'elle ne demande jamais de transférer de l'argent à une personne.
Ces règles valent partout : vérifiez l'adresse du site officiel, ne confiez jamais votre passeport, ne payez jamais en espèces sans reçu. Notre guide pour éviter les arnaques à l'immigration aux États-Unis détaille les pièges les plus courants.
Le guide de chaque pays
Chaque guide présente les associations de référence du pays, ce que chacune fait, pour qui, où, et le lien pour la joindre, avec les services publics à part.
Vous arrivez avec un visa long séjour en Europe ? Commencez par les démarches d'arrivée et leurs délais, pays par pays. En France, une famille qui rejoint un proche lira le regroupement familial, les démarches après l'arrivée ; un refus de logement lié à l'origine relève de la discrimination au logement.
Compatri : vos compatriotes, là où vous arrivez
Une association règle un dossier ; une communauté vous entoure. Sur Compatri, une communauté réunit un pays d'origine et une ville : « les Camerounais de Bruxelles », « les Sénégalais de São Paulo ». Ceux qui sont arrivés avant vous savent quelle permanence répond, quel rendez-vous se prend vite, quel quartier accueille. Parcourez toutes les communautés ou les pages de diaspora, comme les Congolais en Belgique et les Sénégalais en France. Lisez comment fonctionne l'entraide entre compatriotes, et pourquoi rejoindre sa communauté avant de partir change les premières semaines. L'annuaire des associations de la diaspora recense surtout, pour l'instant, des associations en Belgique : associations d'originaires, d'étudiants, culturelles, qui complètent les organisations d'aide de ce guide.
Sources
- Commission européenne : le 112, numéro d'urgence européen
- Commission européenne : portail européen de l'immigration
- IRCC : trouver des services gratuits pour nouveaux arrivants
- USCIS : les arnaques courantes
- OIM : où nous travaillons
- OIM Argentine
- InfoMigrants : qui sommes-nous
- Caritas Internationalis : où nous sommes
- Service jésuite des réfugiés (JRS)
- CAREF : clinique juridique
- CONARE (Argentine) : questions fréquentes
- Defensoria Pública da União (Brésil) : comment nous pouvons vous aider
- Missão Paz (São Paulo)
- IMDH (Brasília)
- Mairie de São Paulo : CRAI
Questions fréquentes
Comment trouver une association d'aide aux étrangers près de chez moi ?
Ouvrez le guide de votre pays dans le tableau de cet article : il liste les associations de référence, leurs villes et le lien vers leur page de contact. Pour un réseau présent presque partout, consultez l'annuaire par pays de Caritas. Au Canada hors Québec, l'outil officiel d'IRCC trouve les services gratuits les plus proches.
Les associations d'aide aux migrants sont-elles gratuites ?
Les associations de référence présentées dans nos guides le sont, et la plupart l'écrivent sur leur site. Les taxes de l'administration (timbre, carte de séjour) restent à votre charge. Si un « conseiller » vous demande de l'argent pour un rendez-vous ou une promesse de résultat, ce n'est pas une association d'aide.
Une association peut-elle m'obtenir un titre de séjour ?
Non. Seule l'administration du pays décide. Une association vous explique votre situation, vérifie votre dossier, vous aide à le déposer à temps et à former un recours. Celui qui promet un titre de séjour, contre de l'argent ou non, ne dit pas la vérité.
Quelle différence entre le HCR et l'OIM ?
Le HCR protège les réfugiés et les demandeurs d'asile, et publie dans de nombreux pays un site d'aide qui explique la procédure d'asile. L'OIM est l'organisation des Nations unies pour les migrations, avec des bureaux pays et des projets d'insertion. Aucune des deux ne délivre de visa ni de titre de séjour : c'est l'État qui décide.
InfoMigrants est-il une association ?
Non, c'est un média d'information pour les migrants, piloté par France Médias Monde, la Deutsche Welle et l'agence ANSA, cofinancé par l'Union européenne, en six langues. Il publie des informations vérifiées mais ne suit pas de dossier : pour être accompagné, adressez-vous à une association de votre pays.