Associations d'aide au titre de séjour en France : qui peut vous aider gratuitementAide aux étrangers
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Associations d'aide au titre de séjour en France : qui peut vous aider gratuitement

Titre de séjour, renouvellement, régularisation, recours contre une OQTF : La Cimade, le Gisti, la LDH, les ASTI, le Comede, RESF, le Secours catholique, les Points-justice et l'aide juridictionnelle. Ce que chacun fait, pour qui, et comment le joindre.

Espero AKPOLI

Fondateur · Compatri, le réseau social des diasporas

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Informations vérifiées le 2 novembre 2026.

Pour vous faire aider gratuitement sur un titre de séjour en France (première demande, renouvellement, régularisation, recours contre une OQTF), adressez-vous d'abord à une association spécialisée : La Cimade, le Gisti (conseil par téléphone ou par courrier) ou une permanence de la Ligue des droits de l'Homme. Côté public, un Point-justice près de chez vous organise des permanences juridiques gratuites, où la première consultation d'un avocat est gratuite. Si vos revenus sont faibles, l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires d'un avocat.

En cas d'urgence. Vous venez de recevoir une obligation de quitter le territoire français (OQTF) ? Le délai pour la contester est court. Selon service-public : un mois dans le cas général, 7 jours si vous êtes assigné à résidence, 48 heures si vous êtes placé en centre de rétention. Contactez le jour même une association ou un avocat. Service-public indique que sa fiche est en cours de mise à jour après les décrets de 2026 : faites confirmer le délai par la personne qui vous aide.

Cet article fait partie de notre série sur les associations d'aide aux étrangers en Europe et dans les Amériques. Vous demandez l'asile ? Lisez plutôt notre guide des associations qui accompagnent les demandeurs d'asile en France. Compatri présente ces structures pour vous orienter : il n'est lié à aucune d'elles et ne donne pas de conseil juridique.

Les associations d'aide au titre de séjour en France, en un tableau

StructureCe qu'elle faitPour quiOùLien
La CimadeConseil sur le séjour, l'asile, la rétention et l'expulsionPersonnes étrangères ayant un problème de papiers ou de discriminationDélégations régionales et groupes locauxÊtre aidé par La Cimade
GistiConseil juridique en droit des étrangersPersonnes étrangères et leurs soutiensPar téléphone ou par courrier, sans rendez-vousPermanences juridiques
Ligue des droits de l'Homme (LDH)Permanences en droit des étrangers, accueil et orientationTout publicSiège à Paris, lieux d'accès au droit d'Île-de-France, sections localesDéfendre vos droits
FASTI et ASTIAccompagnement juridique et social, ateliers de françaisPersonnes immigréesASTI locales dans 12 régionsLes ASTI
ComedePermanences sociales, juridiques et médicales sur la santé et le séjour pour soinsPersonnes exilées, associations, professionnelsLignes nationales, centres en Île-de-France, PACA, Loire, GuyanePermanences téléphoniques
RESFSoutien aux élèves et jeunes sans papiers et à leurs famillesFamilles, jeunes scolarisésCollectifs locaux par départementCollectifs locaux
Secours catholiqueAide aux démarches administratives, français, insertionPersonnes migrantes72 délégationsNos implantations
Point-justice (public)Permanences juridiques gratuites, dont le droit des étrangersTout publicPrès de chez vousAnnuaire de l'administration

Droit au séjour : premier titre et renouvellement

La Cimade

La Cimade intervient sur le droit au séjour, le droit d'asile, la rétention et l'expulsion, et les mineurs isolés. Elle s'adresse aux personnes étrangères confrontées à des problèmes de papiers ou de discrimination, ainsi qu'aux travailleurs sociaux et bénévoles qui les accompagnent. Pour être aidé, son site demande de contacter la délégation de votre région ou, à défaut, le groupe local, qui vous indique les démarches et ses permanences. La liste se trouve sur sa page La Cimade en région. Ses permanences sont presque toutes fermées pendant l'été : n'attendez pas juillet pour un dossier qui expire en septembre.

Le Gisti

Le Groupe d'information et de soutien des immigré·e·s donne des conseils en droit des étrangers uniquement par téléphone ou par courrier. Il précise qu'il ne reçoit pas et ne donne pas de rendez-vous. Ses conseils couvrent les visas, le séjour, l'asile, la nationalité, l'éloignement et les droits sociaux, mais pas le logement ni les aides financières. Par courrier, envoyez des photocopies, jamais vos originaux. Le numéro et l'adresse figurent sur sa page des permanences juridiques.

La Ligue des droits de l'Homme

D'après son rapport juridique 2025, le service juridique de la LDH tient une permanence téléphonique quotidienne au siège et des permanences en droit des étrangers dans des maisons de justice et du droit, des maisons de quartier et des points d'accès au droit de Paris et de sa région. De nombreuses sections locales animent aussi des permanences d'accueil et d'orientation. Hors de l'Île-de-France, contactez la section de votre ville.

La FASTI et les ASTI

La Fédération des associations de solidarité avec tout·e·s les immigré·e·s réunit des associations locales, les ASTI. Selon son site, le réseau tient 55 permanences d'accompagnement juridique et social et 90 ateliers de français. La carte se consulte région par région.

Le renouvellement : la démarche reste la vôtre

La demande se dépose en ligne sur l'administration numérique des étrangers en France (ANEF), ou selon la procédure de votre préfecture. Une association vous aide à comprendre les pièces demandées et à réagir en cas de blocage ; elle ne dépose pas à votre place un dossier que vous ne comprenez pas. Les délais, les pièces et les montants sont détaillés dans notre article renouveler son titre de séjour en France, et le parcours d'arrivée dans notre page sur les démarches d'arrivée en France selon votre visa.

Régularisation : ce que dit l'administration, ce que fait une association

Service-public (fiche vérifiée le 29 octobre 2026) décrit l'admission exceptionnelle au séjour. Un étranger en situation irrégulière peut demander un titre pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, en s'appuyant sur sa vie privée et familiale, son travail, ou des services rendus à la collectivité. Ce que la fiche précise :

  • l'examen se fait au cas par cas : le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire, la délivrance n'est jamais automatique ;
  • il tient compte notamment de l'intégration, dont la maîtrise du français, et de la durée de présence en France, normalement d'au moins 7 ans ;
  • au-delà de 10 ans de résidence, le préfet qui envisage un refus doit saisir la commission du titre de séjour ;
  • la demande se dépose à la préfecture ou à la sous-préfecture du domicile ; à Paris, auprès de la préfecture de police ;
  • la circulaire du 23 janvier 2025 fixe les orientations de cette procédure.

Une association ne « régularise » personne. Elle vous aide à voir si votre situation correspond à ces critères, à rassembler les preuves de présence et d'intégration, et à éviter un dépôt sans chance réelle. C'est le travail des permanences de La Cimade, des ASTI ou des sections de la LDH.

OQTF et recours : agir le jour même

Service-public décrit le recours contre une OQTF devant le tribunal administratif :

SituationDélai pour saisir le tribunalDélai de jugement
Cas général1 mois6 mois
Assignation à résidence7 jours15 jours
Rétention administrative48 heures96 heures

Ce recours au tribunal est suspensif : vous ne pouvez pas être éloigné pendant son examen. L'appel, lui, ne l'est pas. Un avocat n'est pas obligatoire ; vous pouvez demander au tribunal d'en désigner un, et l'aide juridictionnelle peut couvrir ses honoraires. Un recours gracieux auprès du préfet ne prolonge pas le délai.

Qui appeler : La Cimade intervient dans les centres de rétention, et sa page régionale donne les contacts de ses intervenants. Le RESF a publié le 1er septembre 2026 un guide de quatre pages sur l'OQTF. Un Point-justice peut vous orienter vers un avocat. Ce tableau n'est pas un conseil : votre situation peut relever d'une règle particulière.

Santé et séjour pour soins : le Comede

Le Comede agit pour la santé des personnes exilées et la défense de leurs droits. Ses permanences téléphoniques nationales sont ouvertes aux particuliers, aux associations et aux professionnels :

  • une permanence sociale et juridique : accès aux soins, protection maladie, droit au séjour pour raisons médicales ;
  • une permanence médicale et psychologique : orientation vers les soins et la santé mentale, bilans de santé.

Le Comede tient aussi un centre de santé à l'hôpital de Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre) et des activités en PACA, dans la Loire et en Guyane. Les numéros sont sur sa page des permanences. Pour les soins eux-mêmes, voyez notre guide de l'accès aux soins des étrangers en France.

Familles et jeunes scolarisés : RESF

Le Réseau Éducation sans frontières, lancé en 2004, réunit des collectifs locaux, des enseignants, des parents d'élèves et des associations. Il soutient les jeunes sans papiers scolarisés, les jeunes isolés étrangers et leurs familles face aux préfectures. Chaque département a son collectif, joignable depuis la page des collectifs locaux. Votre famille est arrivée par regroupement familial ? Les étapes officielles sont dans notre article sur le regroupement familial en France.

Accompagnement au quotidien : le Secours catholique

Le Secours catholique accompagne les personnes migrantes dans leurs démarches administratives (demande d'asile, dossiers d'allocations, usage d'internet), l'apprentissage du français et l'insertion. Ce n'est pas un service juridique spécialisé, mais une porte d'entrée de proximité, avec 72 délégations en France.

Les services publics gratuits

Point-justice

Un Point-justice regroupe les points d'accès au droit et les maisons de justice et du droit. Selon service-public (fiche vérifiée le 22 juillet 2026), des avocats, notaires et autres professionnels y tiennent des permanences gratuites, notamment en droit des étrangers. Avec un avocat, seule la première consultation est gratuite ; la suite est payante, sauf aide juridictionnelle. Le plus proche se trouve dans l'annuaire de l'administration, rubrique Point-justice.

Aide juridictionnelle

L'aide juridictionnelle prend en charge tout ou partie des frais d'avocat. Service-public (fiche vérifiée le 12 juin 2026) indique qu'un étranger doit résider habituellement en France, même si son titre de séjour n'est plus valable. Pour une personne seule, l'aide totale est accordée jusqu'à 12 957 € de revenu fiscal de référence. Devant le tribunal administratif, la demande se fait avec le formulaire cerfa n°16146, auprès du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire compétent.

Préfecture et ANEF

Les démarches elles-mêmes restent officielles : en ligne sur l'ANEF ou auprès de votre préfecture. Personne ne peut les faire aboutir à votre place contre de l'argent.

Se méfier des intermédiaires payants

À retenir avant de payer qui que ce soit

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- Une association sérieuse ne promet jamais un titre de séjour : la décision appartient au préfet.
- Méfiez-vous de quiconque vend un « rendez-vous garanti » en préfecture ou un « dossier sûr ».
- Un avocat est inscrit à un barreau : demandez lequel, et vérifiez auprès de l'ordre des avocats.
- Ne confiez jamais vos originaux (passeport, titre) : une copie suffit pour un conseil.
- Gardez une copie de tout ce que vous déposez, et de chaque attestation reçue.

Retrouver vos compatriotes, à côté des associations

Une association répond à une question de droit. Pour le reste (savoir combien de temps prend tel rendez-vous, trouver un interprète, ne pas rester seul face à un refus), vos compatriotes déjà passés par la même préfecture sont souvent la meilleure aide. Sur Compatri, gratuit, la communauté de votre pays dans votre ville les réunit : à Paris, Lyon, Marseille ou dans les autres villes de France. Voyez aussi les pages des Sénégalais en France, des Camerounais en France ou des Congolais de RDC en France. Notre article sur l'entraide entre compatriotes explique comment demander et rendre ce coup de main, et l'annuaire des associations recense les associations de la diaspora, surtout en Belgique pour l'instant.

Vous avez obtenu votre titre ? Le contrat d'intégration républicaine suit souvent : lisez notre article sur la convocation OFII et le CIR.

Sources

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Questions fréquentes

Où se faire aider gratuitement pour un titre de séjour en France ?

Auprès d'une association spécialisée : La Cimade (délégations régionales et groupes locaux), le Gisti (conseil par téléphone ou par courrier, sans rendez-vous), les sections de la Ligue des droits de l'Homme ou les ASTI. Côté public, un Point-justice tient des permanences gratuites en droit des étrangers ; la première consultation d'un avocat y est gratuite.

Que faire quand on reçoit une OQTF ?

Agir le jour même. Selon service-public, le recours devant le tribunal administratif se fait en un mois dans le cas général, 7 jours en cas d'assignation à résidence et 48 heures en rétention. Il est suspensif. Contactez une association (La Cimade intervient en rétention) ou un avocat, et faites confirmer le délai : la fiche officielle est en cours de mise à jour après les décrets de 2026.

Peut-on avoir un avocat gratuit pour un titre de séjour ?

La première consultation d'un avocat en Point-justice est gratuite. Pour être assisté pendant toute une procédure, l'aide juridictionnelle peut couvrir les honoraires si vos ressources sont faibles (aide totale jusqu'à 12 957 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule). Service-public précise qu'un étranger y a accès s'il réside habituellement en France, même avec un titre expiré.

Une association peut-elle me faire régulariser ?

Non. La régularisation (admission exceptionnelle au séjour) relève du pouvoir discrétionnaire du préfet, au cas par cas, avec une présence en France normalement d'au moins 7 ans selon service-public. Une association vous aide à évaluer votre situation et à préparer les preuves. Quiconque vous promet un titre contre de l'argent vous trompe.

Comment contacter le Gisti ?

Le Gisti conseille uniquement par téléphone ou par courrier : il ne reçoit pas et ne donne pas de rendez-vous. Le numéro et l'adresse sont sur sa page « Permanences juridiques ». Par courrier, envoyez des photocopies, jamais d'originaux. Il ne traite pas les questions de logement ni d'aides financières.