Associations d'aide aux migrants au Brésil : Missão Paz, Cáritas, IMDH et les services publicsAide aux étrangers
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Associations d'aide aux migrants au Brésil : Missão Paz, Cáritas, IMDH et les services publics

Papiers, refuge, hébergement, soins, travail : les associations d'aide aux migrants au Brésil, ce que chacune fait, pour qui et où la trouver. Plus la Polícia Federal, la Defensoria Pública da União, le CRAI de São Paulo et les numéros gratuits à connaître.

Espero AKPOLI

Fondateur · Compatri, le réseau social des diasporas

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Informations vérifiées le 2 novembre 2026.

En cas d'urgence médicale au Brésil, appelez le 192 (SAMU), gratuit, 24 heures sur 24. Pour vos papiers, une demande de refuge, un hébergement ou un travail, les associations d'aide aux migrants au Brésil les plus solides sont à São Paulo, Rio de Janeiro et Brasília : Missão Paz et la Cáritas Arquidiocesana de São Paulo à São Paulo, le programme PARES de la Cáritas RJ à Rio, l'IMDH à Brasília et à Boa Vista. Côté public, la Defensoria Pública da União (DPU) défend gratuitement ceux qui ne peuvent pas payer un avocat, et le CRAI de la mairie de São Paulo reçoit tous les immigrés, quelle que soit leur situation.

Ce guide présente ces associations d'aide aux migrants au Brésil : ce que chacune fait, pour qui, où, et le lien pour la joindre. Il oriente, il ne donne pas de conseil juridique. Compatri n'est lié à aucune d'entre elles.

Les associations d'aide aux migrants au Brésil en un tableau

OrganisationCe qu'elle faitPour quiOùLien
Missão PazMaison d'accueil, aide juridique gratuite, documents, santé, travail, cours de portugaisImmigrés, demandeurs de refuge, réfugiés, apatridesSão Paulomissaonspaz.org
Cáritas Arquidiocesana de São Paulo (SAOR)Accueil, protection, orientation sociale, intégration, soutien psychologiqueRéfugiés et demandeurs de refugeSão Paulocaritassp.org.br
Cáritas RJ (PARES)Avocates, assistantes sociales, portugais, emploi (plateforme Trampolim)Réfugiés, demandeurs de refuge, titulaires d'un visa humanitaireRio de Janeirocaritas-rj.org.br
IMDHDocuments et protection, aide sociale, insertion économique, orientation vers les services publicsMigrants, réfugiés, apatrides, en priorité femmes et enfantsBrasília, Boa Vista (Roraima)migrante.org.br
Defensoria Pública da União (public)Assistance juridique gratuite, dont les droits des migrants et réfugiésToute personne qui ne peut pas payer un avocatUnités dans tout le paysdpu.def.br
CRAI Oriana Jara (public, mairie)Orientation multilingue : régularisation, droits sociaux, orientation juridique, plaintesTous les immigrés, quelle que soit leur situationVille de São Paulo, plus une unité mobileprefeitura.sp.gov.br
Polícia Federal (public)Autorisation de résidence, enregistrement, carte CRNM, demande de refugeTous les étrangers qui restentUnités de la PFgov.br/pf

Les horaires de permanence et les adresses changent : ils ne figurent pas ici. Ouvrez le lien de l'organisation avant de vous déplacer. Plusieurs services ne reçoivent que sur rendez-vous (c'est le cas du service juridique de Missão Paz).

Avant un premier rendez-vous, rassemblez votre passeport ou toute pièce d'identité, vos documents brésiliens (protocole, DPRNM, CRNM, CPF, carte de travail), et un justificatif d'adresse si vous en avez un. C'est la liste que demande la Cáritas RJ. Notez vos questions par écrit et signalez tout de suite une date limite.

Papiers et régularisation : la Polícia Federal et ceux qui vous aident

Au Brésil, c'est la Polícia Federal (PF) qui enregistre les étrangers et délivre la carte d'identité d'étranger, la CRNM (Carteira de Registro Nacional Migratório). Selon le portail officiel gov.br, mis à jour le 1er septembre 2026, le titulaire d'un visa temporaire dispose de 90 jours après son entrée pour s'enregistrer, et le titulaire d'une autorisation de résidence de 30 jours après sa publication au Journal officiel. Le formulaire se remplit en ligne, le rendez-vous à la PF est gratuit, et la délivrance de la carte coûte 204,77 réais (taxe payée par GRU). La PF a une page d'accueil des migrants en français, en espagnol et en anglais, avec un sélecteur de nationalité qui mène aux démarches propres à chaque pays.

Pour être accompagné :

  • Missão Paz (São Paulo) a un service de documentation qui « appuie le processus de régularisation » auprès de la PF, du début à la fin. Ses services sont gratuits ; seules les taxes de la PF restent à votre charge, comme l'association le précise elle-même.
  • Le service juridique de Missão Paz donne une orientation et une assistance juridique gratuites aux immigrés, demandeurs de refuge, réfugiés et apatrides, au-delà des papiers : droit du travail, de la famille, de la sécurité sociale. Il tente une médiation, puis oriente vers la DPU si un procès est nécessaire.
  • Le CRAI Oriana Jara, service de la mairie de São Paulo, oriente sur la régularisation et l'accès aux droits sociaux. Il a reçu 13 318 immigrés en 2025 ; les nationalités les plus nombreuses étaient l'Angola, la Bolivie et le Venezuela, puis Cuba et la Guinée-Bissau. Une unité mobile (CRAI Móvel) se déplace à la demande de groupes et d'associations.
  • La Defensoria Pública da União, service public, offre une assistance juridique « toujours gratuite » à ceux qui ne peuvent pas payer un avocat ; les droits des migrants et réfugiés figurent parmi ses domaines.
  • L'IMDH, à Brasília et à Boa Vista, aide aux documents et oriente vers les services publics.

Demander le refuge au Brésil

La demande de refuge (l'asile brésilien) se fait une fois sur le territoire : le ministère de la Justice le rappelle, on ne peut pas la déposer de l'étranger. Les étapes officielles sont les suivantes : inscription sur la plateforme Sisconare, formulaire en ligne, puis passage dans une unité de la PF avec le numéro obtenu, pour les empreintes et l'enregistrement. Vous recevez un Protocolo de Refúgio, votre document d'identité pendant la procédure, à renouveler chaque année : s'il reste périmé plus de six mois, le dossier est archivé. Le ministère précise qu'aucune taxe n'est demandée pour l'inscription et le formulaire. Un entretien (entrevista de elegibilidade) suit, en ligne ou en personne à São Paulo, Campinas ou Rio de Janeiro ; le manquer sans justification fait archiver la demande. Consultez Sisconare au moins une fois par mois.

Trois associations accompagnent ce parcours depuis des décennies :

  • La Cáritas Arquidiocesana de São Paulo, par son Service d'accueil et d'orientation des réfugiés (SAOR), partenaire du HCR depuis plus de 35 ans. Son journal de mars 2025 décrit cinq piliers : accueil, protection (explications sur la procédure de refuge et la régularisation), assistance sociale, intégration, santé mentale.
  • Le PARES de la Cáritas RJ, présenté comme le premier programme d'accueil des réfugiés du Brésil, qui fête ses 50 ans. Ses avocates répondent sur la procédure de refuge, les documents, la réunion familiale, les voyages, la régularisation et la naturalisation.
  • L'IMDH, fondé en 1999 à Brasília par les sœurs scalabriniennes, avec un bureau à Boa Vista (Roraima) depuis 2018. Il anime aussi RedeMiR, un réseau national d'organisations d'aide aux migrants et réfugiés : sa page en ligne permet de trouver une organisation membre par État, utile hors des grandes villes.

Urgence, hébergement et besoins de base

  • SAMU, 192 : urgences médicales, gratuit, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, depuis un fixe ou un mobile.
  • Disque 100 : signalement gratuit des violations des droits humains, 24 heures sur 24, y compris de façon anonyme ; aussi par WhatsApp au (61) 99611-0100, selon le ministère des Droits humains.
  • La Casa do Migrante de Missão Paz (São Paulo) héberge jusqu'à 110 personnes (immigrés, demandeurs de refuge, réfugiés, apatrides) dans des dortoirs séparés pour femmes et hommes. Le séjour comprend les repas, des cours de portugais, un soutien psychologique et un suivi social ; les résidents peuvent y recevoir leur courrier.
  • La Cáritas de São Paulo oriente vers le réseau d'hébergement de la ville et les programmes sociaux, donne des produits de première nécessité et oriente vers des consultations médicales.
  • La Cáritas RJ peut accorder une aide financière dans les cas de vulnérabilité extrême et distribue des paniers alimentaires quand il y a des dons.

Santé

Le système public de santé brésilien s'appelle le SUS. Missão Paz oriente les migrants sur leur droit à la santé et l'accès au SUS, et des professionnels bénévoles y consultent selon leurs disponibilités. La Cáritas RJ publie une page d'explications sur la santé au Brésil, et la Cáritas de São Paulo offre un soutien psychologique, avec une orientation vers des partenaires si un traitement est nécessaire.

Travail, portugais et intégration

  • Missão Paz : programme Travail (mise en relation avec des employeurs), cours de portugais, formations et citoyenneté.
  • Cáritas RJ : cours de portugais pour réfugiés, plateforme Trampolim qui relie réfugiés et offres d'emploi, salon de l'emploi, explications pour devenir micro-entrepreneur (MEI) et page d'information sur le travail esclave.
  • Cáritas de São Paulo : aide à la recherche d'emploi, cours de portugais et formations, aide au CV, obtention du CPF et de la carte de travail.
  • IMDH : insertion économique et professionnelle, ateliers pour les femmes migrantes et réfugiées.

Pour l'ordre des démarches d'installation (logement, banque, téléphone), voyez aussi les démarches administratives à l'arrivée, par où commencer.

Se méfier des arnaques

Une association sérieuse ne promet jamais un titre de séjour ni une décision de refuge. Seules la Polícia Federal et le Conare décident. Le rendez-vous à la PF est gratuit, la demande de refuge aussi : méfiez-vous de quiconque vend un rendez-vous, un « dossier garanti » ou un raccourci. Un avocat au Brésil est inscrit à l'Ordre des avocats (OAB) : demandez son numéro et vérifiez-le. Les associations de ce guide ne vendent aucun résultat.

Ne confiez jamais votre passeport, gardez une copie de chaque document remis, et ne signez rien que vous ne comprenez pas. Si un employeur garde vos papiers ou vous empêche de partir, appelez le Disque 100. Pour aller plus loin, notre guide pour éviter les arnaques à l'immigration décrit les mêmes pièges aux États-Unis.

Compatri : vos compatriotes au Brésil

Une association règle un dossier ; une communauté vous entoure. Sur Compatri, une communauté réunit un pays d'origine et une ville : São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília. Les pages de diaspora mènent à la vôtre : les Angolais au Brésil, les Sénégalais au Brésil, les Congolais (RDC) au Brésil, les Nigérians au Brésil. Ceux qui sont arrivés avant vous savent quelle unité de la PF donne des rendez-vous rapides et où l'on apprend le portugais gratuitement. Lisez comment fonctionne l'entraide entre compatriotes, comment retrouver ses compatriotes en arrivant, et parcourez toutes les communautés. L'annuaire des associations de la diaspora recense surtout, pour l'instant, des associations en Belgique.

Pour comparer avec d'autres pays, voyez les associations d'aide aux étrangers en Europe et dans les Amériques, puis notre guide pour l'Argentine.

Sources

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Questions fréquentes

Où trouver une aide juridique gratuite pour migrants au Brésil ?

À São Paulo, le service juridique de Missão Paz donne une orientation et une assistance gratuites, sur rendez-vous. À Rio, les avocates du PARES de la Cáritas RJ reçoivent réfugiés et demandeurs de refuge. Partout dans le pays, la Defensoria Pública da União, service public, assiste gratuitement ceux qui ne peuvent pas payer un avocat, y compris pour les droits des migrants et réfugiés.

Comment obtenir le RNM et la carte CRNM au Brésil ?

L'enregistrement se fait auprès de la Polícia Federal : formulaire en ligne, rendez-vous gratuit dans l'unité de votre lieu de résidence, puis retrait de la carte. Selon gov.br, le délai est de 90 jours après l'entrée pour un visa temporaire et de 30 jours après la publication au Journal officiel pour une autorisation de résidence. La délivrance de la carte coûte 204,77 réais.

La demande de refuge au Brésil est-elle payante ?

Non. Le ministère de la Justice indique qu'aucune taxe n'est demandée pour l'inscription sur Sisconare ni pour le formulaire. La demande se fait une fois au Brésil, puis à la Polícia Federal, qui remet un Protocolo de Refúgio à renouveler chaque année. Méfiez-vous de quiconque vous fait payer cette démarche.

Où dormir en arrivant à São Paulo sans logement ?

La Casa do Migrante de Missão Paz accueille jusqu'à 110 personnes (immigrés, demandeurs de refuge, réfugiés, apatrides), avec repas, cours de portugais et suivi social. La Cáritas de São Paulo oriente aussi vers le réseau d'hébergement de la ville. Contactez-les par leur site avant de vous déplacer, les places sont limitées.

Existe-t-il des associations d'Africains au Brésil ?

Oui, des collectifs d'immigrés africains existent, surtout à São Paulo, mais nous n'avons pas pu vérifier sur un site officiel actif ceux que nous avions repérés : ils ne figurent donc pas dans ce guide. Le plus sûr est de passer par votre communauté de compatriotes sur Compatri, et par les grandes organisations de ce guide, qui reçoivent toutes les nationalités.