Associations d'aide aux étrangers en Suisse : asile, permis, sans-papiers, qui contacter selon votre cantonAide aux étrangers
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Associations d'aide aux étrangers en Suisse : asile, permis, sans-papiers, qui contacter selon votre canton

OSAR, EPER, Caritas, Croix-Rouge suisse, Centres sociaux protestants, CCSI : qui aide gratuitement les étrangers en Suisse, pour l'asile, le permis, les soins sans papiers ou la précarité, et pourquoi l'interlocuteur dépend de votre canton.

Espero AKPOLI

Fondateur · Compatri, le réseau social des diasporas

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Informations vérifiées le 2 novembre 2026.

Vous êtes étranger en Suisse et vous cherchez une aide gratuite : une demande d'asile, un permis qui expire, pas de papiers, pas d'assurance, une famille dispersée. Les associations d'aide aux étrangers en Suisse les plus solides sont l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR), l'EPER, Caritas, la Croix-Rouge suisse, les Centres sociaux protestants (CSP) et, à Genève, le CCSI. Mais la Suisse est fédérale : votre interlocuteur dépend d'abord de votre canton. Ce guide vous dit qui fait quoi, pour qui, où, et vous donne le lien vers la page de contact de chacun.

En cas d'urgence : 112 (numéro d'urgence européen), 144 (ambulance), 117 (police). Ces trois appels sont gratuits selon l'Office fédéral de la communication. Pour parler à quelqu'un dans une crise, La Main Tendue répond au 143.

Associations d'aide aux étrangers en Suisse : le tableau

OrganismeCe qu'il faitPour quiOùLien
OSAR (Organisation suisse d'aide aux réfugiés)Information juridique générale sur l'asile, listes des bureaux de conseil juridiquePersonnes en quête de protection, bénévoles, professionnelsToute la Suisse (siège à Berne)osar.ch
EPER (HEKS en allemand)Conseil et représentation juridique en matière d'asileRequérants d'asile, réfugiés, déboutésArgovie, deux Bâle, Soleure, Suisse orientale, Zurich et Glaris, Vaud (SAJE)heks.ch
Centres sociaux protestants (CSP)Questions juridiques, asile, permis, aide socialeToute personne, sans distinction de nationalitéGenève, Vaud, Neuchâtel, Berne-Juracsp.ch
CCSIAccueil et information, enfants sans statut légal, permis, assurances socialesPersonnes migrantes à Genève, avec ou sans statutGenèveccsi.ch
CaritasConsultation sociale gratuite, dettes, épiceries, conseil juridique selon la régionPersonnes en difficulté financière ou socialeCaritas régionales dans tout le payscaritas.ch
Croix-Rouge suisseRecherche de proches disparus, soins aux sans-papiers (canton de Berne), regroupement familialFamilles séparées, personnes sans permisToute la Suisse, sections cantonalesredcross.ch
SEM (public)Décide des demandes d'asile, publie les adresses cantonalesToute personne étrangèreConfédérationsem.admin.ch
Services cantonaux de l'intégration (publics)Primo-information, conseil, cours de languePersonnes nouvellement arrivéesChaque cantonkip-pic.ch

Toutes ces structures orientent, informent ou défendent. Aucune ne délivre un permis : cette décision reste à l'office cantonal des migrations ou au Secrétariat d'État aux migrations (SEM).

Pourquoi tout dépend de votre canton

La Confédération fixe les grandes règles et le SEM traite les demandes d'asile. Mais votre permis, votre aide sociale et vos premiers cours de langue relèvent du canton où vous habitez. Chaque canton a son office des migrations : le SEM en publie la liste par canton. Chaque canton désigne aussi un service chargé de l'intégration.

Les associations suivent la même carte. Le Centre social protestant n'existe qu'en Suisse romande et à Berne-Jura. L'EPER tient des bureaux juridiques dans certains cantons seulement. Caritas fonctionne par organisations régionales. Avant de vous déplacer, vérifiez donc que l'organisme couvre bien votre canton. Pour les démarches d'installation elles-mêmes (annonce au contrôle des habitants, permis B), lisez notre guide arriver en Suisse : contrôle des habitants, permis B, assurance maladie.

Demande d'asile : la protection juridique gratuite

Selon le SEM, tous les requérants d'asile ont droit à un conseiller et à un représentant juridique gratuits pendant la procédure menée dans les centres fédéraux. Ce représentant vous explique la procédure, vous accompagne aux auditions et peut préparer un recours. Il vient d'une organisation indépendante des autorités, mandatée pour cela.

Quand votre dossier passe en procédure étendue et que vous quittez le centre fédéral, l'OSAR indique que vous devez vous adresser à un bureau de conseil juridique désigné par le canton. L'OSAR publie la liste de ces bureaux et celle des contacts de protection juridique dans les centres fédéraux, depuis sa page protection juridique. Elle précise aussi les limites : un regroupement familial ou une personne déboutée à l'aide d'urgence ne sont pas couverts par ce financement.

Les bureaux spécialisés que vous rencontrerez le plus souvent :

  • EPER : bureaux de conseil juridique pour requérants d'asile en Argovie, à Bâle, à Soleure, en Suisse orientale, à Zurich et Glaris. En Suisse orientale, l'EPER assure aussi la représentation juridique dans les centres fédéraux pour le compte du SEM.
  • SAJE (Service d'aide juridique aux exilé-e-s), rattaché à l'EPER dans le canton de Vaud : information, conseil et représentation des personnes qui ont demandé l'asile et n'ont pas encore de permis B.
  • CSP Genève, service Réfugiés : défense juridique et accompagnement social pendant la procédure d'asile. Le service se dit gratuit et reçoit sur rendez-vous.
  • CSP Neuchâtel, secteur migration : consultations juridiques gratuites sur la procédure d'asile, pour les requérants, les personnes admises à titre provisoire et les réfugiés.

L'OSAR tient aussi une ligne d'information juridique générale. Elle ne traite pas les cas individuels : pour votre dossier, c'est le bureau juridique qui compte.

Permis de séjour, renouvellement, regroupement familial

Hors asile, les questions de permis (renouvellement, changement de statut, regroupement familial, maintien du permis après une séparation) se posent aux services juridiques des associations.

  • CSP : chaque CSP romand a un service « Questions juridiques », qui traite notamment des permis de séjour et de travail. Les CSP rappellent que la plupart de leurs services sont gratuits.
  • La Fraternité (CSP Vaud) : le service migration du CSP Vaud, à Lausanne, répond sur l'arrivée en Suisse, les permis, le mariage et le regroupement familial, et les situations sans papiers. Il tient des séances collectives et anonymes « Info-Conseil Migration », sans rendez-vous, aussi dans d'autres villes vaudoises.
  • CCSI (Genève) : une consultation « Permis de séjour » existe, mais le CCSI indique qu'elle est provisoirement suspendue pour les nouvelles personnes. Sa permanence d'accueil reste ouverte à toutes et tous et oriente vers d'autres organismes.
  • Caritas Genève : conseil juridique, aide aux personnes migrantes et interprétariat, selon sa page régionale.

Pour comparer avec ce qui existe en France ou en Belgique, consultez notre panorama des associations d'aide aux étrangers en Europe et dans les Amériques.

À Genève, le CCSI accueille les personnes migrantes avec ou sans statut légal. Sa consultation « Enfance, éducation et santé » aide les familles dont les enfants de 0 à 12 ans n'ont pas de permis : accès aux soins, assurance maladie, garde, scolarité. Sa page dédiée aux personnes sans statut légal renvoie aussi vers le CSP, Caritas Genève, les permanences de l'EPER et le Collectif de soutien aux sans-papiers.

Dans le canton de Berne, la Croix-Rouge suisse propose une assistance médicale aux sans-papiers, à Wabern et à Bienne, ainsi qu'une consultation par WhatsApp gratuite et anonyme. Selon sa page, le premier rendez-vous coûte 10 francs, la suite est gratuite hors soins dentaires. Elle aide aussi à s'affilier à une assurance maladie. Si vous vivez dans un autre canton, la même page vous oriente vers un service proche.

Dans le canton de Vaud, les séances Info-Conseil Migration de La Fraternité accueillent aussi les personnes sans papiers.

Précarité, dettes, famille dispersée

  • Caritas : la consultation sociale est gratuite, assurée par la plupart des Caritas régionales, avec parfois une aide financière ponctuelle. Caritas propose aussi un service de conseil en dettes et des épiceries à prix réduits. Commencez par la page trouver de l'aide.
  • Croix-Rouge suisse, Service de recherches : il aide gratuitement les familles séparées par la guerre, l'exil ou la migration à retrouver un proche. Il faut d'abord téléphoner pour un entretien. Le service prévient qu'il n'accepte de nouvelles demandes que s'il a le temps de les traiter.
  • Croix-Rouge suisse, regroupement familial : un service spécialisé informe les réfugiés sur les possibilités de faire venir leur famille.
  • Sections cantonales de la Croix-Rouge (Genève, Vaud, Neuchâtel, Valais, Jura, Zurich, Tessin…) : chacune a son offre, accessible depuis le site national.

Intégration, langue, travail : les services publics

Chaque canton mène un programme d'intégration cantonal (PIC) : primo-information des nouveaux arrivants, conseil, cours de langue. La plateforme kip-pic.ch les présente, et le SEM publie l'annuaire des services chargés de l'intégration dans les cantons et les villes. C'est la porte d'entrée publique pour les cours de français ou d'allemand et l'orientation vers le travail.

Côté associations, l'EPER propose des cours de langue, de l'interprétariat et un accompagnement vers l'emploi. Le CSP Neuchâtel accompagne les réfugiés et les jeunes migrants vers une formation ou un emploi. Si vous êtes venu pour vos études, notre guide étudier en Suisse depuis l'Afrique complète ce tableau.

Se méfier des intermédiaires payants

Attention aux arnaques. Une association sérieuse ne vous promet jamais un permis ni l'asile : la décision appartient au canton ou au SEM. Méfiez-vous de quiconque demande de l'argent pour « accélérer » un dossier, garantit un résultat ou se présente comme avocat sans être inscrit à un barreau cantonal. Les organismes de ce guide informent gratuitement ou presque, et vous disent clairement si un service est payant. En cas de doute, demandez au CSP, à Caritas ou au bureau juridique de votre canton.

Retrouver vos compatriotes en Suisse

Une association répond à un problème. Vos compatriotes vous aident à vivre au quotidien : quel guichet, quelle caisse maladie, quel quartier. Sur Compatri, retrouvez la communauté de votre pays dans votre ville : Genève, Lausanne, Zurich, ou toutes les villes de Suisse. Les pages diaspora, comme les Camerounais en Suisse, mènent aux communautés. L'annuaire des associations recense les associations de la diaspora, et notre article sur l'entraide entre compatriotes explique comment demander et offrir un coup de main.

Compatri n'est lié à aucun des organismes cités et ne fait aucune démarche à votre place. Vous partez vers l'Allemagne ou l'Autriche ? Lisez nos guides des associations d'aide aux étrangers en Allemagne et en Autriche.

Sources

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Questions fréquentes

Où trouver une aide juridique gratuite pour l'asile en Suisse ?

Dans un centre fédéral pour requérants d'asile, le SEM indique que chaque requérant a droit à un conseiller et à un représentant juridique gratuits. Après la sortie du centre, en procédure étendue, l'OSAR renvoie vers le bureau de conseil juridique désigné par le canton ; elle en publie la liste. L'EPER, le SAJE dans le canton de Vaud et les CSP de Genève et Neuchâtel tiennent de tels bureaux.

Quelle association aide les sans-papiers à Genève ?

Le CCSI accueille les personnes migrantes avec ou sans statut légal et aide en particulier les familles dont les enfants de 0 à 12 ans n'ont pas de permis (soins, assurance, école). Sa page sur les personnes sans statut légal renvoie aussi vers le CSP, Caritas Genève, les permanences de l'EPER et le Collectif de soutien aux sans-papiers.

Les Centres sociaux protestants aident-ils les étrangers non protestants ?

Oui. Les CSP se présentent comme des institutions privées, indépendantes des pouvoirs publics, qui accompagnent les personnes en difficulté sans distinction de nationalité ni de religion. Ils existent à Genève, dans le canton de Vaud, à Neuchâtel et en Berne-Jura, et indiquent que la plupart de leurs services sont gratuits.

Comment retrouver un proche disparu depuis la Suisse ?

Le Service de recherches de la Croix-Rouge suisse aide gratuitement les familles séparées par la guerre, l'exil ou la migration. Il demande de téléphoner d'abord pour un entretien, en plusieurs langues. Il prévient qu'il n'accepte de nouvelles demandes que lorsqu'il dispose du temps nécessaire.

Une association peut-elle m'obtenir un permis de séjour en Suisse ?

Non. Le permis est décidé par l'office cantonal des migrations, et l'asile par le SEM. Une association vous informe, vous aide à constituer un dossier ou vous représente dans une procédure, mais ne promet jamais un résultat. Méfiez-vous de quiconque vous le garantit contre de l'argent.