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mercredi 4 novembre 2026 · 19:00

Lecture : Sous le regard de Stefan Zweig

Destruction de l'hôtel de Joseph Roth (Correspondance 1927-1938). Par Arnaud Simon. Correspondance entre stefan zweig et joseph roth Jamais ils ne se sont dit « tu » et tout les séparait : les origines, le tempérament, le mode de vie, l’orientation politique. L’un était riche, l’autre pauvre ; l’un était conciliant et indulgent, l’autre emporté et radical ; l’un était libéral, l’autre monarchiste ; l’un avait une splendide maison, l’autre habitait à l’hôtel ; l’un était sobre, l’autre a fini par se noyer dans l’alcool. Mais réuni par la passion de l’écriture et de la liberté, les deux écrivains Stefan Zweig et Joseph Roth ont entretenu entre 1927 et 1938 dans une Europe empoignée par la tourmente, une correspondance d’une rare puissance. Brassant vie privée et vie publique, reproches et réconciliations, leurs lettres ne sont pas seulement le reflet de la matrice de notre temps, elles sont le stupéfiant témoignage d’une amitié que rien n’a entamée. Ces lettres se lisent comme un roman, avec leurs tensions, leurs imprévus, leur part de vérité, de composition et de tragique. Quatrième de couverture de l’édition Payot, bibliothèque Rivages des Correspondances 1927-1938 « À présent il vous sera évident que nous allons vers de grandes catastrophes. Abstraction faite du privé – notre existence littéraire et matérielle est déjà anéantie – l’ensemble conduit à une nouvelle guerre. Je ne donne pas cher de notre vie. On a réussi à laisser la Barbarie prendre le pouvoir. Ne vous faites pas d’illusions. C’est l’Enfer qui prend le pouvoir. » Lettre à Stephan Zweig lors de l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933 Stefan Zweig est un écrivain, biographe et journaliste autrichien né en 1881. Issu d’une famille juive aisée, il grandit au cœur de la Vienne intellectuelle. Polyglotte et humaniste passionné, il voyage constamment à travers toute l’Europe entière. Ses nouvelles explorent avec finesse la psychologie humaine et les passions destructrices. Le chef-d’œuvre Le Joueur d’échecs illustre brillamment la folie face à la tyrannie. Ses biographies de figures historiques majeures rencontrent un immense succès international. Pacifique convaincu, il assiste impuissant à la montée du nazisme en Allemagne. Exilé dès 1934, il fuit d’abord en Angleterre puis s’installe au Brésil. Son autobiographie Le Monde d’hier pleure la disparition d’une Europe cultivée. Désespéré par l’avenir de la civilisation, il se donne la mort en 1942. Joseph Roth est un écrivain et journaliste juif autrichien né en 1894. Il immortalise avec nostalgie la fin de l’Empire austro-hongrois dans ses romans. Son chef-d’œuvre, La Marche de Radetzky, décrit superbement le déclin de ce monde. Chroniqueur brillant, il observe avec lucidité la montée du nazisme en Europe. En 1933, l’arrivée d’Hitler au pouvoir le force à fuir l’Allemagne. Il s’exile alors à Paris, ville qu’il aime profondément mais où il s’appauvrit. Ses écrits reflètent une profonde mélancolie face à la perte de sa patrie. Pour noyer son désespoir et sa solitude, il sombre gravement dans l’alcoolisme. Il meurt prématurément à Paris en 1939, juste avant la Seconde Guerre mondiale. Son œuvre puissante reste un témoignage unique de la tragédie européenne du XXe siècle.

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Destruction de l'hôtel de Joseph Roth (Correspondance 1927-1938). Par Arnaud Simon. Correspondance entre stefan zweig et joseph roth Jamais ils ne se sont dit « tu » et tout les séparait : les origines, le tempérament, le mode de vie, l’orientation politique. L’un était riche, l’autre pauvre ; l’un était conciliant et indulgent, l’autre emporté et radical ; l’un était libéral, l’autre monarchiste ; l’un avait une splendide maison, l’autre habitait à l’hôtel ; l’un était sobre, l’autre a fini par se noyer dans l’alcool. Mais réuni par la passion de l’écriture et de la liberté, les deux écrivains Stefan Zweig et Joseph Roth ont entretenu entre 1927 et 1938 dans une Europe empoignée par la tourmente, une correspondance d’une rare puissance. Brassant vie privée et vie publique, reproches et réconciliations, leurs lettres ne sont pas seulement le reflet de la matrice de notre temps, elles sont le stupéfiant témoignage d’une amitié que rien n’a entamée. Ces lettres se lisent comme un roman, avec leurs tensions, leurs imprévus, leur part de vérité, de composition et de tragique. Quatrième de couverture de l’édition Payot, bibliothèque Rivages des Correspondances 1927-1938 « À présent il vous sera évident que nous allons vers de grandes catastrophes. Abstraction faite du privé – notre existence littéraire et matérielle est déjà anéantie – l’ensemble conduit à une nouvelle guerre. Je ne donne pas cher de notre vie. On a réussi à laisser la Barbarie prendre le pouvoir. Ne vous faites pas d’illusions. C’est l’Enfer qui prend le pouvoir. » Lettre à Stephan Zweig lors de l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933 Stefan Zweig est un écrivain, biographe et journaliste autrichien né en 1881. Issu d’une famille juive aisée, il grandit au cœur de la Vienne intellectuelle. Polyglotte et humaniste passionné, il voyage constamment à travers toute l’Europe entière. Ses nouvelles explorent avec finesse la psychologie humaine et les passions destructrices. Le chef-d’œuvre Le Joueur d’échecs illustre brillamment la folie face à la tyrannie. Ses biographies de figures historiques majeures rencontrent un immense succès international. Pacifique convaincu, il assiste impuissant à la montée du nazisme en Allemagne. Exilé dès 1934, il fuit d’abord en Angleterre puis s’installe au Brésil. Son autobiographie Le Monde d’hier pleure la disparition d’une Europe cultivée. Désespéré par l’avenir de la civilisation, il se donne la mort en 1942. Joseph Roth est un écrivain et journaliste juif autrichien né en 1894. Il immortalise avec nostalgie la fin de l’Empire austro-hongrois dans ses romans. Son chef-d’œuvre, La Marche de Radetzky, décrit superbement le déclin de ce monde. Chroniqueur brillant, il observe avec lucidité la montée du nazisme en Europe. En 1933, l’arrivée d’Hitler au pouvoir le force à fuir l’Allemagne. Il s’exile alors à Paris, ville qu’il aime profondément mais où il s’appauvrit. Ses écrits reflètent une profonde mélancolie face à la perte de sa patrie. Pour noyer son désespoir et sa solitude, il sombre gravement dans l’alcoolisme. Il meurt prématurément à Paris en 1939, juste avant la Seconde Guerre mondiale. Son œuvre puissante reste un témoignage unique de la tragédie européenne du XXe siècle.

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Questions fréquentes

Quand a lieu l'événement ?

Lecture : Sous le regard de Stefan Zweig a lieu le mercredi 4 novembre 2026, de 19:00 à 20:00.

Où se déroule l'événement ?

L'événement se tient à Théâtre Artistic Athévains, Paris.

Combien coûte la participation ?

Le tarif est indiqué par l'organisateur sur la fiche d'origine.

Comment participer ?

L'inscription se fait auprès de l'organisateur, sur la fiche d'origine (https://openagenda.com/que-faire-a-paris/events/lecture-sous-le-regard-de-stefan-zweig). Sur Compatri, « Ça m'intéresse » ajoute l'événement à ton agenda et te le rappelle avant le jour J.

Qui publie cet événement ?

Cet événement n'est pas organisé par Compatri. Il est repris de l'agenda public « Que faire à Paris », publié en données ouvertes.

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